Accueil Marketing Sportif Événementiel Une promotion sportive de combats amateurs qui fait jaser!

Une promotion sportive de combats amateurs qui fait jaser!

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Alors que les sports amateurs sont en pause au Québec durant cette période incertaine, une promotion sportive de sports de combats a trouvé une façon d’innover pour offrir une plateforme compétitive pour les athlètes, malgré les restrictions de la pandémie. Tous les promoteurs d’événementiel sportif se sont posé la question cette année «Comment réaliser des événements sportifs en 2020 et sortir plus fort de la crise ?»

Au mois d’août, MFL (Montreal Fight League) annonçait sa 17e édition dans des circonstances différentes qu’à son habitude. En effet, afin de respecter les mesures sanitaires du gouvernement, tous les combattants ont dû se soumettre au test de dépistage de la COVID-19, ainsi que tout le personnel sur place. De plus, pour être conforme aux restrictions de regroupement, il était plus facile de tenir l’événement à l’extérieur étant donné que les réglementations étaient moins strictes.

Crédit photo: BTC Production – MFL 17. 8 août 2020.

Maz, propriétaire de la MFL, a été impliqué depuis plusieurs années dans l’univers des arts martiaux. Il s’est initié au kickboxing en 2001 et a fondé sa plateforme de combats amateurs (Arts Martiaux Mixtes, Muay Thai/K1 et Jiu Jitsu Brésilien) plusieurs années plus tard. « Mes amis déploraient le fait que pour faire des combats, ils devaient se rendre aux États-Unis ou en Ontario », où les sports de combats sont plus développés qu’au Québec. « C’est pourquoi la mission principale de l’organisation est d’offrir une plateforme pour les amateurs pour qu’ils gagnent assez d’expérience afin de passer à un niveau professionnel et pouvoir vivre de leur rêve, sans avoir à se déplacer trop loin. » Or, outre le fait que MFL offre un lieu sécuritaire pour ses combats, il y a également une part d’éducation pour le sport: le défi est de le mettre de l’avant, afin que la population connaisse davantage les sports de combat. Les gens doivent comprendre que c’est un sport comme les autres et que les compétiteurs en ont besoin.

Une présence active sur les réseaux sociaux

Afin de promouvoir sa promotion, la page MFL demeure très active sur ses réseaux sociaux. La portée de ceux-ci lui a permis d’aller chercher des combattants hors du Québec, en allant jusqu’en Ontario, en Alberta, au Nouveau-Brunswick et même jusqu’à Vancouver. « Il y a aussi beaucoup de face à face. Je rencontre les combattants, je leur parle, je discute avec les coachs. C’est vraiment la meilleure façon. Par contre, les réseaux sociaux nous ont vraiment aidés à grandir effectivement. »

Pour ce qui est des partenaires d’affaires, « plus il y a de yeux sur la page, plus il est facile d’aller en chercher. La valeur monte aussi avec le nombre de ‘followers’ sur la page et c’est donc plus facile de vendre MFL aux commanditaires ». De plus, afin de garder une image propre, toutes opinions personnelles n’ont pas leur place afin de garder un professionnalisme. Au bout du compte, non seulement les commentaires négatifs peuvent ternir l’image de la marque, mais ils peuvent même affecter l’image du sport en général. Au Québec, le sport est encore en train de se développer et les mauvais commentaires devraient être à l’écart pour le développer davantage.

Par contre, Maz ne cachera pas que parfois, c’est dû à quelques commentaires et critiques négatives qu’il est rendu où il est aujourd’hui. Par exemple, à l’annonce de la 17e édition de la MFL le 8 août dernier, malgré les critiques de certains, l’événement a été accueilli avec un grand succès. « Si on avait tenu l’événement à l’intérieur, nous aurions été dans l’incapacité de le faire et on aurait donné raison à ceux qui tenaient des commentaires négatifs. En le faisant dehors, on a pu montrer qu’on était capable de le faire. »

Voir aussi: « Les promoteurs d’événements sportifs doivent penser avec une stratégie médias sociaux »

Un futur prometteur en ligne

MFL annonçait déjà un retour le 19 septembre dernier, cette fois-ci dans un lieu fermé à l’intérieur. Encore une fois, les combats avaient lieu sans public, tout comme la 17e édition. Pour y remédier, les gens pouvaient visionner les combats en achetant la carte [des combats] via un lien. Cette approche avait également été utilisée le 8 août passé et avait connu un fort succès. « Si des grandes organisations comme le UFC peuvent le faire, alors pourquoi pas nous? » Maz avoue toujours vouloir mettre la barre plus haute pour chaque nouveau gala. Lors du gala du 19 septembre, il a ajouté des commentateurs lors du déroulement des combats pour que les gens qui regardaient les combats de la maison comprennent qui sont les compétiteurs et leur background. Cette approche a permis de donner à l’audience des combats avec un contexte et « pas juste avoir un gala pour avoir des combats. »

On ne peut pas penser à d’autres promotions qui offrent des cartes avec une quinzaine, voire même une vingtaine de combats dans une seule soirée. L’organisation est de mise, mais la soirée a été complétée en moins de 5 heures en septembre dernier, ce qui fut un grand succès.

Crédit photo: Yanick Maltais – MFL 18. 19 septembre 2020

De plus, malgré l’absence d’un public, les retours étaient même plus élevés que les galas précédents. Avec l’option d’acheter la carte « live pay-per-view », MFL est accessible au monde entier. Il y avait des gens qui regardaient les combats depuis l’Afrique, la France, les Caraïbes, du Mexique, des États-Unis et partout ailleurs dans le monde. Les combattants, ayant de la famille dans ces régions, font donc automatiquement augmenter l’audience.

Le futur pour MFL continuera d’offrir cette option numérique, en plus d’offrir des places assises VIP exclusives après le dé-confinement, selon les règles qui seront établies par le  gouvernement. En attendant, la promotion annonce déjà un retour en novembre prochain avec une carte de combats qui sera, comme à son habitude, très chargée.

Stay tuned!