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Les Jeux du Québec nous dévoilent leur stratégie de médias sociaux pour la 51e Finale!

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Avec la montée en puissance et la portée toujours croissante des médias numériques et sociaux, définir une stratégie web et marketing est devenu un enjeu majeur pour tous les promoteurs d’événements sportifs. Aujourd’hui, il est préférable de ne plus négliger sa présence sur internet, car la réussite d’un événement est indéniablement liée à une présence efficace sur les médias sociaux.

À l’occasion de la 51e Finale des Jeux du Québec qui aura lieu du 17 au 25 juillet à Montréal, nous avons interrogé Abraham Sebastian Aguilar, coordinateur des communications et de la gestion de contenu, et Chloé Paiement, responsable des relations publiques de cette Finale afin de saisir l’importance des enjeux de la communication et du marketing web dans la promotion de cet événement sportif.

Finale des jeux du québec 2016, Bruny Surin - unikeo

Est-ce que vous pouvez vous présenter et m’expliquer votre rôle au sein du Comité organisateur de la Finale des Jeux du Québec?

ASA : J’ai près de 6 ans d’expérience en communication, principalement dans le domaine du tourisme. Cela fait maintenant 1 an que j’ai rejoint le Comité organisateur des Jeux du Québec, où je gère tout ce qui touche les communications numériques, et un peu les communications classiques. Plus concrètement, je m’occupe des dossiers sur les applications mobiles, des vidéos promotionnelles, du site web, des médias sociaux – où j’ai d’ailleurs une collègue qui m’aide beaucoup à ce niveau-là —, etc. Le département des communication travaille également en étroite collaboration avec l’équipe de graphisme, qui va créer tout le contenu visuel que l’on voit dans les journaux ou bien les médias numériques.

Selon vous, comment l’utilisation du web et plus particulièrement des médias sociaux contribue-t-elle au succès de la Finale des Jeux du Québec pour cette 51e édition à Montréal?

ASA : En ce moment, la majorité de nos communications se fait à travers Facebook, où nous avons la chance d’avoir un auditoire très animé et fidèle. Notre page Facebook nous permet de contacter beaucoup de réseaux différents, mais aussi de faire des tests, surtout au niveau du recrutement de bénévoles. Nous avions par exemple quelques hésitations lorsque la première vague de visuels a été produite il y a quelques mois , et grâce Facebook, nous avons pu tester différents types de visuels et voir le taux de réponse selon les images, les textes, les couleurs employées, etc.

On peut également garder contact avec les anciennes équipes de bénévoles qui ont été recrutées à l’occasion des précédentes Finales des Jeux du Québec grâce aux médias sociaux. Mais nous avons vraiment un beau pourcentage d’activité sur toutes nos plateformes, que ce soit sur Facebook, Twitter ou Instagram pour les plus jeunes.

Quel est le public cible que vous voulez toucher à travers vos communications sur ces plateformes?

ASA : Notre public cible est vraiment large, donc on utilise chacune de nos plateformes pour des fins différentes. Facebook a la particularité d’être un peu plus général que les autres, on peut aussi bien atteindre les moins jeunes que les plus jeunes – même si de plus en plus ils vont s’orienter vers des plateformes comme Snapchat, Instagram, Pinterest… des médias qui sont basés sur des visuels qui se consomment très rapidement. Mais notre auditoire est large, on peut par exemple chercher à toucher une cible qui est un peu plus âgée au niveau du recrutement de bénévoles, de plus jeunes athlètes pour participer à certains concours ou pour nous aider à relayer certains types de communications, etc.

Et quels objectifs cherchez-vous à atteindre?

ASA : L’un de nos plus gros objectifs est d’avoir un contact le plus direct possible avec les athlètes et les citoyens. De plus, cette Finale se déroule à Montréal donc nous allons beaucoup échanger avec les différents arrondissements de nos sites de compétitions, même si nous essayons d’interagir avec tous les arrondissements de la ville. Nous avons aussi des activités de grande envergure comme la Tournée de la flamme que l’on va promouvoir à travers nos plateformes numériques, soit sur Facebook ou Twitter. Chaque fois que nous organisons une activité avec les arrondissements, nous allons relayer les communications aux maires d’arrondissements ou aux représentants des gouvernements via Twitter par exemple, et mettre tout ce qui est images ou captations vidéo plutôt sur Facebook.

Vous utilisez donc ces plateformes à des fins différentes… est-ce que chacune poursuit un but particulier?

ASA : Oui, sur Twitter par exemple nous avons plutôt un public de journalistes, de politiques. On va être engagés beaucoup plus rapidement avec eux et peu se servir de visuels. Il nous arrive d’en mettre à de rares occasions, mais nous nous appuyons davantage sur du texte. Les journalistes nous suivent d’assez près sur cette plateforme et relayent nos communications, ce que fait également notre Président du comité et du Conseil d’administration, Alexandre Bilodeau.

Concernant Facebook, c’est une plateforme plus hybride qui offre plusieurs possibilités. Personnellement, je prône beaucoup le recours au visuel sur Facebook, comme le partage de capsules vidéo par exemple. Avec le Comité organisateur, nous prenons le temps de produire des vidéos « faites-maison » en majorité, mais qui nous donnent un superbe retour d’implications et de réactions de notre auditoire sur les médias sociaux. L’une des capsules qui a très bien marché était celle avec Joannie Rochette (patineuse artistique qui a participé il y a quelques années aux Jeux du Québec, et aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver).

Les capsules vidéo sont le type de contenu que votre audience préfère voir?

ASA : Absolument, mais je pense qu’il y a une tendance globale de la vidéo – que ce soit sur Facebook ou d’autres plateformes – car c’est un produit qui se consomme très bien, surtout auprès du jeune public. On favorise ce type de contenu, mais il faut être réaliste, cela demande plus de temps et plus d’efforts à développer… donc on va aussi miser sur des images statiques pour le recrutement de bénévoles, des événements spéciaux comme aujourd’hui [le mardi 7 juin] puisque nous sommes à 40 jours des Jeux. Un certain branding a été développé spécialement pour l’occasion, et va être diffusé par nos différents partenaires sportifs et de la ville, et bien évidemment sur toutes nos plateformes.

Auparavant, il y avait une page différente pour chaque Finale des Jeux du Québec. Aujourd’hui toutes les communications ont été centralisées. Pourquoi avez-vous décidé de faire ça pour cette Finale?

ASA : Honnêtement, c’était vraiment une bonne décision à prendre. Pour les dernières finales, les comités organisateurs avaient tendance à créer une page spéciale par Finale. Mais cela diluait l’auditoire, on perdait une partie du public d’une Finale à l’autre. Au sein des différents comités organisateurs, il y a un principe de legs qui est extrêmement important, donc de ce point de vue là c’était réellement la meilleure chose à faire pour nous permettre de conserver notre auditoire d’une Finale à l’autre. C’est pour cela qu’on communique avec la page des Jeux du Québec, qui était initialement cogérée avec Sports Québec.

CP : Autre chose pour donner une explication à cela, les comités organisateurs de chacune des Finales sont mandatés par Sports Québec pour organiser la finale. Automatiquement, une fois la Finale terminée ces comités n’existent plus. Comme les comités organisateurs sont différents d’une Finale à l’autre, cela explique aussi les différences dans la gestion des médias sociaux à cet égard.

           EDIT: Frédéric Emond, chargé de projets communications chez Sports Québec – qui s’occupe des médias sociaux avec Abraham Sebastian Aguilar – précise que les  comptes médias sociaux de la Finale sont une propriété de Sports Québec, et qu’ils sont cogérés avec les Comités organisateurs des Finales des Jeux du Québec depuis cette année.

J’ai d’ailleurs vu que vous aviez intégré le blogue dédié à la Finale directement sur le site Jeux du Québec, pourquoi?

ASA : Mon objectif était de centraliser au maximum toutes nos communications. Le blogue est un outil incroyable pour améliorer le référencement sur les différents moteurs de recherche. Nous l’avons constaté au niveau des statistiques: depuis que nous avons commencé à créer du contenu humain sur une base relativement régulière, notre trafic est en croissance perpétuelle de mois en mois. Un autre des gros avantages, c’est qu’on y parle de sujets forts comme la Tournée de la Flamme ou la Programmation culturelle qui va être dévoilée en conférence de presse le 16 juin. Ce sont des sujets qui continuent à faire des chiffres d’une semaine sur l’autre et à ramener du trafic sur le site.

Je voulais construire la Programmation culturelle en tant que blogue, car cela me permettait de donner de plus en plus d’information dessus à mesure que l’on s’approche des Jeux, tout en gardant la même adresse URL. On peut relier facilement à nos plateformes nos différents partenaires avec la même adresse, garder un historique des visites, voir le temps passé par les différents utilisateurs… Selon moi, le blogue est une superbe façon de pouvoir utiliser tout le contenu de ces événements-là, qui s’enrichissent au fil du temps.

Est-ce que vous avez pensé à des initiatives particulières pour favoriser les interactions avec votre public ou avec vos commanditaires?

ASA : On utilise énormément l’aspect de levier du 40e anniversaire des Jeux olympiques de 1976. Le Parc Olympique a lancé depuis plusieurs mois une campagne pour mobiliser les gens, rendre visible le Stade olympique et tout ce qui est relié aux JO de 1976 à Montréal. En tant que Finale des Jeux du Québec à Montréal, nous en profitons au maximum pour augmenter notre visibilité. On s’associe également avec des athlètes olympiques comme Bruny Surin, Alexandre Biloteau, Katerine Savard — qui va participer aux Jeux de Rio —, avec Chantal Petitclerc aussi… On a sauté sur l’occasion de pouvoir se joindre à ce mouvement-là, à cette fête énorme. L’une des raisons principales pour laquelle la Finale des Jeux du Québec de 2016 est à Montréal cette année est 40e anniversaire des Jeux de 1976. C’est donc un gros volet dans toutes nos communications, on prend toujours cet aspect en considération.

En parlant d’athlètes, est-ce que vous cherchez à mettre en avant les jeunes sportifs qui participent à la Finale dans vos communications?

ASA : Définitivement. On cherche toujours à garder l’intérêt des jeunes en prenant part à des projets comme le concours des « reporter en herbe » coorganisée avec le magazine Curium. Nous voulons impliquer les jeunes athlètes au-delà du niveau sportif en les invitant à participer à un concours pour qu’ils puissent devenir des « journalistes en herbe » durant la Finale. De plus en plus, nous prenons ce genre d’initiative.

En parallèle, nous avons aussi le programme « Les Champions de demain, aujourd’hui » auquel tous les athlètes cités précédemment participent. C’est une forme de programme de parrainage où des athlètes olympiques vont accompagner de jeunes athlètes espoirs qui ont été repérés et qui participent à la Finale de cet été. Cela crée vraiment un beau lien entre les athlètes. Ces binômes athlètes olympiques/jeune espoir font partie intégrante de notre image publicitaire. Ils vont être très présents dans nos communications, surtout au niveau de la publicité que l’on peut voir un peu partout dans la ville et sur le web. Il y a aussi beaucoup de capsules promotionnelles que je vais faire dans lesquelles on va les voir. Donc oui, on cherche à mettre en avant les jeunes athlètes dans nos communications.

On utilise aussi l’image un peu ludique de la mascotte Hourra que l’on peut voir sur nos différents médias sociaux. On essaie de la lier avec nos événements comme la Tournée de la Flamme, ça vient souvent interpeller autant les parents que les jeunes athlètes.

Est-ce que vous avez des astuces à donner aux autres organisateurs d’événements sportifs concernant la promotion d’un événement sur les médias sociaux?

ASA : Il faut connaître sa plateforme, connaître sa propre page… Quand je suis arrivé au Comité, la première chose que j’ai faite, c’est d’étudier les statistiques de notre page. Voir quelles étaient les heures de trafic les plus élevées, quel type de publication marchait le mieux, où il y avait le plus d’interactions, ce qui avait le plus de partages, et celles qui ne marchent pas du tout. C’est la base des choses à faire. Il faut aussi déterminer les heures adéquates pour faire ses publications, toujours utiliser des mots-clés qui fonctionnent, les hashtags… C’est une stratégie plutôt simple mais qui marche bien et à laquelle on a recours, surtout au niveau des plateformes comme Twitter et Instagram. Cette pratique des hashtags est aussi présente sur Facebook, mais son impact est moins fort.

Nous avons aussi remarqué que pour notre auditoire, qui est quand même très large, tout le contenu humain marche très bien. Tout ce qui concerne le contenu du blogue, les capsules vidéo pour des entrevues ou des historiques d’anciens athlètes qui ont participé aux Jeux du Québec, des photos de bénévoles qui ont participé aux éditions précédentes, nos vidéos storytelling… Pour nous en tout cas c’est vraiment incroyable.

Pour conclure, est-ce qu’il y a une dernière chose que vous voulez rajouter à propos de cette Finale que nos questions n’ont pas évoquée?

ASA : Oui, c’est une question que je trouve intéressante car au fil de mes entrevues, aucun journaliste n’a relevé la question de la réalité des Jeux du Québec organisé sur l’île de Montréal! Contrairement à d’autres Finales dans d’autres régions par exemple, que ce soit la Montérégie ou autre, le fait que la finale se trouve à Montréal est un défi supplémentaire. Il y a beaucoup d’événements sportifs l’été sur l’île, dont plusieurs à un délai très rapproché du nôtre! Je trouve ça curieux que les gens ne réalisent pas et ne parle pas plus de ce sujet-là, car c’est quelque chose qui rentre en compte dans la promotion de la Finale.

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La Finale des Jeux du Québec lancera ce jeudi 16 juin son compte Snapchat, il suffit d’ajouter @jeuxduquebec pour les suivre et voir toutes leurs publications!

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