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Sportif : Comment doubler vos revenus grâce aux réseaux sociaux ?

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Vous vous demandez si vos réseaux sociaux sont réellement utiles ? S’ils peuvent réellement intéresser un « sponsor » ?
Vous avez lancé une page Facebook d’athlète mais elle ne décolle pas ?
Vous passez beaucoup de temps sur Instagram, Facebook etc… mais les gens vous laissent peu de commentaires ?
Est-ce que vous ne prenez pas trop de risque à trop vous exposer sur le web ?
Est-ce que vous devez faire comme votre ami qui a lancé une campagne de Crowdfunding pour récolter de l’argent pour ses stages d’entraînements ?
Et si vous le faisiez mais que ça ne marchait pas ? Quelle image les gens auront de vous ?

 

Rassurez-vous ! C’est bien normal de se poser toutes ces questions…

footballQuand une saison finit et qu’une nouvelle recommence… Il n’y a pas un sportif qui ne se dit pas « Cette année, c’est mon année ! »
Repartir du bon pied, c’est avant tout repartir en bonne forme physique ou rapidement reprendre le retard causé par les vacances, soigner les « petits bobos »…
Et on est reparti pour transpirer, souffir, vomir une année de plus… C’est ça la passion !

Mais quelle est la différence entre une passion et un métier ?
« On vit pour une passion, mais c’est un métier qui nous fait vivre ! »

Alors pourquoi je pose cette question ?
Peut-être que vous aurez des bourses, des subventions grâce à la saison précédente. Mais est-ce suffisant ? (Lire : Bourses et subventions pour sportifs aux Québec)
Non ! Parceque si l’on veut davantage vivre de sa passion, il faut la considérer comme un métier… Même lorsque l’on pratique des sports plus confidentiels comme l’athlétisme, le judo, etc…

Il est difficile de généraliser pour tous les sports, car chacun d’entre eux a des spécificités et une visibilité différente, donc des revenus différents.
Mais pour mieux illustrer mon propos je vais prendre 3 sportifs français, de 3 sports totalement différents qui gagnent bien leur vie grâce à leur pratique sportive, mais pas que…

Leurs sources de revenus se décompose comme celles-ci :

sponsors athlète sportif de haut niveau - commanditaire.001 2

Sources : Le Monde, Le figaro, Salairede.com, Sportune.fr 

Et là vous êtes en train de vous dire… Oui mais je suis ni Paul Pogba, ni Teddy Riner, … Je l’entends bien !

J’ai pris cet exemple pour vous montrer que quelque soit le sport, les sportifs qui gagnent bien leur vie grâce à leur passion, génèrent une bonne partie, pour ne pas dire une majeure partie de leurs revenus grâce à l’extra-sportif. Et c’est encore plus vrai pour les sports où il y a peu d’argent. Autre constat de ce tableau :

Tous les sportifs qui font de l’argent ont de grosse communauté sur les réseaux sociaux !

Je sais ce que vous êtes en train de penser… Oui mais ce sont des médaillés, ils font des sports où il y a de l’argent, beaucoup de gens qui les suivent… bla bla… FAUX !

Prenons le cas de Martin Fourcade. Ils ne sont que 400 à pratiquer le biathlon en France. Et pourtant ce sont près de 1 demi-million de personnes qui suivent Martin  sur les réseaux sociaux. Pourquoi je dis ça ?

Parcequ’il y a 7-8 ans, lorsque je rédigeais mon premier mémoire de recherche pour mon année de Master à l’Université sur l’utilisation de l’image du sportif de haut-niveau dans les stratégies de communications d’entreprises, j’étais déjà arrivé au constat suivant :

Un sportif qui veut vivre de son sport doit savoir se vendre !

Et c’est encore plus vrai maintenant, notamment à l’ère du web et des réseaux sociaux.

natation-sponsorsDes sportifs du dimanche peuvent recevoir jusqu’à 5000$ en équipement !
Certains sportifs de haut-niveau, en équipe nationale ne reçoivent pas 1 cent ! À côté de ça, il y a des blogeurs ou des sportifs amateurs qui reçoivent parfois jusqu’à 5000$ d’équipement sportif par des marques, parcequ’ils sont actifs sur les réseaux sociaux !
Ces gars là ont une histoire, un parcours, des anecdotes à raconter. Ils intéressent des communautés au delà de leur propre activité.
Le problème est que trop de sportif vont ouvrir des comptes sur les réseaux sociaux, publier leurs performances, leurs réussites, la chaussure que le sponsor vient de leur envoyer, puis leurs performances, leurs réussites,… et la boucle recommence indéfiniment. Qui veut s’identifier à ça ?

Imaginez ! Vous êtes propriétaire d’une marque, vous voulez toucher les jeunes de 15 à 25 ans sur les réseaux sociaux dans votre pays par le biais d’un ambassadeur. Qui a le plus de chance de faire parler de votre marque ?

1 Patrick : champion du monde, 3 000 followers, 10 articles sur le web qui parlent de son titre, 4 apparitions TV
2 Jean : 3ème au championnat du monde, 12 000 followers, 28 articles et 11 apparitions qui parlent de sa 3ème place mais surtout de ses cheveux teintés en bleu pour le championnat suite à un pari perdu avec son coach.

Avouez que si vous aviez votre propre marque, vous préfèreriez communiquer avec Jean ?
Attention ! Les performances sont indispensables pour réussir à atteindre vos objectifs. Mais ce que je veux illustrer dans l’exemple, c’est qu’à performance égale une marque préfère investir dans de la visibilité et des ventes potentielles.

Dans mon quotidien, je travaille pour des clients « entreprises » afin de récolter des milliers de données de clients potentiels, par exemple, à travers des jeux concours de joueurs de NHL, ou des comptes d’entreprises sur les réseaux sociaux, etc…
Toutes ces données de clients potentiels ont énormément de valeur aux yeux des marques.
Un sportif qui possède une solide communauté, possède d’une part une base de données intéressante, mais d’autre part il possède une chose que les entreprises ont beaucoup plus de mal à obtenir : La légitimité !
En effet, lorsque vous parlez d’un produit en tant qu’athlète à votre communauté, vous avez d’avantage de chance que ces personnes achètent le produit, que si c’était la marque qui faisait une publicité auprès de la même audience.

Et c’est pourquoi certaines marques ont déjà payé jusqu’à 10 000$ pour avoir un simple tweet ou un statut Facebook sur des pages de sportifs comme Georges Saint-Pierre. Je parlais déjà de cette monétisation sur les réseaux sociaux en 2014 dans le HuffingtonPost. Lire : Réseaux sociaux : Fans & followers, la monnaie des sportifs.

Pour les sports plus en marge, on observe d’autres sources de revenus liées indirectement aux réseaux sociaux, c’est le Crowdfunding. Et les plates-formes dans le sport sont nombreuses : MakeAchamp, Fosburit, Sponsorise.me, etc…

Les fameuses campagnes de socio-financement. Ce sont les internautes qui vous finance votre stage, votre entraînement, etc… en contre partie d’une récompense de votre part.
Je pense que c’est une alternative très intéressante lorsque l’on est pas encore rendu au stade des sportifs cités précédemment.
Mais faire une campagne de socio-financement nous ramène toujours à la même problématique : Avoir une communauté qui s’intéresse à vous !
Qui vous donnera 1$ si personne ne vous suit ou ne s’intéresse à ce que vous faite ?

Quelque soit le moyen choisi, un athlète doit s’entourer, et s’améliorer au delà des terrains.
Communiquer, se vendre,… C’est un métier.
C’est pourquoi, les sportifs qui le peuvent se font entourer (agent sportif, agence d’image, agence digitale, société de communication, RP,.) Mais tous les sportifs n’ont pas forcément les moyens !
Avec ou sans vous devez préparer votre plan ! De la même façon que l’on s’entraîne à répéter le même geste des milliers de fois, de la même façon que l’on monte un plan d’entraînement avec son coach pour la saison…
De cette même manière un athlète doit se préparer dans ses communications et son marketing en ligne s’il veut pouvoir se vendre. Je ne dis pas de « vendre votre mère »  !
Mais de vous vendre à votre façon, raconter votre histoire à votre manière…
Il n’est plus rare de voir des journalistes piquer des tweets aux athlètes pour leurs articles. N’oubliez pas qu’en étant présent sur le médias sociaux, vous devenez votre propre média !

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Le mot de la fin
On sait tous que quelque soit votre discipline, il n’y aura qu’un médaillé d’or cette année… Si c’est vous ! Tout ce que je dis sur cette page sera beaucoup plus simple pour vous, si ce n’est pas vous, vous devrez consacrer un maximum de temps sur votre plan. Mais attention. en aucun cas un plan n’enlève les performances !