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Alouettes de Montréal : Une communauté sur les réseaux sociaux grande comme 5 fois le stade Molson

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Alouettes de Montréal - Football

Les jours de match à Montréal, l’équipe de football des Alouettes rassemble plus de 20000 spectateurs au stade Percival Molson.

Mais si l’équipe des Alouettes devait recevoir tous ses fans, le stade serait bien trop petit pour y accueillir ses 118000 fans de sa page Facebook ou ses 36000 followers de son compte Twitter.

Comme la plupart des grandes franchises sportives, les réseaux sociaux prennent une part importante dans la stratégie de communication sur Internet.

Afin d’en savoir un peu plus sur l’utilisation et la gestion des médias sociaux de cette équipe emblématique de la ville de Montréal, nous nous sommes rendu dans les locaux des Alouettes pour y rencontrer David Messier, le directeur des communications et de l’image de marque des Alouettes depuis mai 2013.

Quel est votre rôle en tant que directeur des communications et image de marque au sein des Alouettes ?

D.M. : Mon rôle en tant que directeur principal des communications et image de marque est de gérer 4 départements : Engagement communautaire, communications et relations médias, le marketing et aussi ce qu’on appelle les contenus créatifs où l’on s’occupe de ce qui touche au site web et aux médias sociaux. Je suis la personne qui fait travailler ces 4 départements ensemble.

Quels sont les principaux enjeux de communication des Alouettes sur les médias sociaux ? Est-ce pour favoriser la relation avec les supporters ? Dynamiser les commandites ? Populariser d’avantage le Football ?

D.M : Je dirais que c’est un mélange de tout ça. Nous avons 6 mois de la saison qui concernent les camps d’entraînements et la période des matchs. De mai à novembre on essaie d’être présent dans l’actualité… On se doit aussi de rester dans le « top of mind » du monde et c’est là que nos plateformes vont être très utiles. Il est plus difficile d’avoir du « coverage » médiatique à cette période, mais c’est à nous de créer du contenu et s’impliquer dans la communauté. La période creuse nous permet aussi de parler du football amateur, des camps de perfectionnement, et pas mal de choses… Les médias sociaux nous permettent donc de rester en contact avec cette communauté football !

Faites-vous une utilisation différente de Facebook, Twitter, Youtube et Instagram ?

D.M : On a à redéfinir justement l’utilité de chacun de nos médias sociaux… C’est quoi notre stratégie Facebook, c’est quoi notre stratégie Twitter, c’est quoi celle d’Instagram… Comment va t-on utiliser Pinterest, Youtube et tout ça… Chaque contenu que l’on va créer va devoir s’adapter à chacune des plateformes, donc si on signe un nouveau joueur il faudra savoir comment on va le communiquer sur Facebook, sur Twitter, va t-on mettre une photo ou pas ? Puis est-ce que l’on rajoute une vidéo sur Youtube en même temps ? La saison se termine vers le mois de novembre, indépendamment de notre passage en play-off, donc notre programmation pour la saison creuse va débuter dès octobre.

Combien êtes-vous à gérer les comptes de réseaux sociaux des Alouettes pendant la période des matchs et la période hors matchs ?

D.M : On a une ressource à temps plein et un stagiaire en numérique. Pour le moment ils sont deux et idéalement il faudrait être trois. Charles notre directeur des communications, donne un coup de main, il prend des photos sur le iphone et les envoie à l’équipe. Il y a une vraie collaboration dans l’équipe qui se fait !

On voit que vous êtes au coude à coude avec une autre grande franchise sportive à Montréal sur les réseaux sociaux… Le quantitatif compte-t-il pour vous ?

D.M : C’est un petit monde le milieu sportif, l’Impact, les Canadiens, on se taquine un peu… C’est amical je dirais ! De notre côté on veut le plus possible de fans, mais en même temps je ne sais pas si le nombre est nécessaire… Nous préférons performer dans la relation que l’on a avec eux. On approche 118 000 fans sur Facebook, mais si on en a 100 000 vraiment impliqués qui publient des choses pendant les matchs, c’est plus intéressant.

Alouettes - Stade Percival Molson La ligue encourage les joueurs à utiliser les réseaux sociaux… Avec certaines restrictions… On sait notamment que les joueurs ne peuvent pas publier 90 minutes avant le botté d’envoi…  Avez-vous instauré des règles spécifiques à vos joueurs ? Les conseillez-vous sur leur utilisation des réseaux sociaux ? 

D.M : Pas encore, c’est justement quelque chose sur lequel on va travailler durant l’entre saison aussi, les joueurs le font beaucoup par eux même. Il y a des contenus que l’équipe récupère et partage également et d’autre où on fait plus attention sur certains commentaires. On ne veut pas imposer des choses, mais encadrer la façon dont ils parlent de l’équipe, leurs trucs personnels, on laisse faire… Il y a peut être des contenus qu’ils peuvent publier dans l’avant match et l’après match pour aider à mousser la promotion du match ou de l’équipe. Mais il ne faut pas oublier que les joueurs font aussi leur propre promotion.

Vous avez plus de 36 joueurs présents sur les réseaux sociaux, les joueurs jouent-ils tous le jeu à fond ? Est-ce que cela a une réelle influence sur les comptes du club ?

D.M : Sur les 36 il y en a qui sont plus familier et qui vont pleinement utiliser les réseaux sociaux, et d’autres qui vont uniquement parler sur le match et l’après match. Ceux qui maîtrisent l’outil vont commenter tous types d’activités, comme sur les autres matchs, où ils mangent, dans tel restaurant, etc… On a vraiment les deux modèles dans nos joueurs.

L’équipe des Alouettes a rencontré quelques difficultés au niveau de ses résultats cette saison, est-ce que cela s’est ressenti sur les médias sociaux ? Et comment l’avez-vous géré ?

D.M : La façon dont on l’a ressenti était positive car beaucoup de partisans ont encouragé l’équipe quand même… On a eu beaucoup de «let’s go les gars», «on ne lâche pas» etc… Mais ils nous aient arrivé de voir des «tel gars est fini»… On essaie de répondre à tous les commentaires censés. Et ceux qui sont méchants et gratuits, on n’aura pas de raison d’y répondre car on ne réussira pas à avoir un dialogue. On ne les néglige pas, mais disons que l’on en tient moins compte… Si c’est virulent mais bien écrit, c’est le fun d’interagir et de répondre avec cette personne, parce que justement il y a place au dialogue, une discussion, un échange…

Va-t-on trouver les Alouettes sur de nouvelles plateformes de réseaux sociaux en 2014 ?

D.M : On a justement une réunion pour en parler. On a lancé une application mobile au mois de juillet, qui est développée par Telus. C’est le fun car c’est une belle intégration de deux expertises, on amène le contenu et Telus amène le développement technologique en arrière de l’application. On a déjà commencé les tests… Les partisans peuvent maintenant voir les tweets s’afficher sur l’écran géant, certaine initiative technologique vont être poussées pour améliorer l’expérience.

Pour finir, une question que vous auriez aimé que l’on vous pose mais que l’on ne vous a jamais posé depuis que vous êtes aux Alouettes ?

D.M : J’ai vu un article dans le Wall Street journal qui disait que Twitter avait conclu une entente avec la NFL (National Football League) pour la diffusion des contenus et partage de revenus publicitaires etc… Je pense que c’est une des choses que l’on a pas exploré en terme de ligue… Comment on peut pousser notre rayonnement par la technologie ? Comment la LCF (Ligue Canadienne de Football) avec ces 9 équipes, son expertise, son contenu, ses plateformes, peut en faire davantage ? Même si ce n’est pas évident lorsque l’on travaille avec 1/50ème des ressources de ce que la NFL peut avoir.

Mais pour ce qui concerne les Alouettes, le contenu que l’on produit ne doit pas être similaire à RDS, car les fans viennent sur notre page pour trouver d’autres choses, nos plateformes de réseaux sociaux doivent donc se différencier des médias classiques… C’est quelque chose que j’ai en tête pour pousser davantage. Dans les Alouettes, tu as les joueurs, l’organisation, les cheerlearders… Il y a peut être un filon avec les cheerleaders que les autres sports n’ont pas. On a quelque chose à exploiter avec cela aussi pour faire parler l’équipe de façon différente.

Retrouvez les Alouettes sur les réseaux sociaux :

Facebook Alouettes / Twitter Alouettes / Instagram / Youtube / Le site officiel

Crédits photos : Facebook officiel Alouettes de Montréal

 

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